Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 01:02

Il y eut les demandes insistantes, un dimanche à un repas de famille, puis les injonctions répétées, trois fois par semaine au téléphone, enfin, vint le temps des menaces pécunaires. Nous ne sommes presque pas des gens matérialistes mais comment Hybris Glace survivrait sans les étrennes de nos grands-mamans respectives ?

C'est ainsi, pour vous et la paix dans nos ménages plus que par souci du politique que nous relayons aujourd'hui l'appel de Joséphine, soit la grand-mère de Factotum Léonin que vous pourrez admirer au quatorze rue des acacias dans le salon du Factotum, il y a un tableau et c'est assez bien fait.

 

Merci à mon petit fils et ses amis de me prêter son site pour que je fasse passer un message de la plus haute importance. 

Comme l’annonce Libération dans son édition du 15 janvier, le président et sa clique préparent une taxe spéciale sur la laine à tricoter pour financer le déficit de la sécurité sociale. 


Nous, grands mères et grandes tantes adeptes des aiguilles, qui aimons faire plaisir à notre entourage en tricotant de jolis pulls sommes précisément visées par ce projet on ne peut plus fou ! 


Par ailleurs, les retraites n'ayant pas été augmentées significativement depuis 2003, nous pouvons sérieusement nous interroger sur l'intérêt que porte ce gouvernement aux 3° et 4° âge.


Alors, pour ceux qui nous dirigent, la vieillesse est-elle une vache à lait à presser ou un boulet dont il faut se débarrasser ? 

 

Nous avons par ailleurs pour vous, mis en place une pétition que vous pouvez signer en cliquant ici.

 

Vieilles dames, ne perdez pas espoir car l'avenir vous appartient !

Par Factotum Léonin
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 19:07

Le Jeudi 1er Janvier 2009, dans un froid hivernal, entre deux trains de marchandises passant à des allures dantesques, sur une terre aride, une table et quelques chaises sont disposées. Aucune maison n'est à proximité, paysage décharné sur plusieurs kilomètres. Pourtant, cet endroit est loin d'être tranquille puisqu'une discussion animée se déroule au vu et au su de tous les animaux égarés qui passeraient leur chemin. Or, ils semblent être absent de cet espace lunaire.

En tenue de cosmonautes (astronautes, taïkonautes, spationautes ou hommes de l'espace perdus loin de leur planète d'origine), ils font face à une discussion houleuse qui semble semer les graines de la discorde.
De temps en temps, levant la tête vers le ciel étoilé, ils tentent d'apercevoir parmi tous ses astres, la Terre. Ils sont tellement éloignés qu'ils ne peuvent distinguer parmi les multiples choix qui leur sont offerts celui qui témoigne de leur passé.

Que de désillusions depuis leur sélection l'année dernière pour le premier convoi de colonisation d'un autre monde suite à leur CV envoyé sur notre site, que de déceptions aussi du au caractère secret de la mission qui les a contraint à l'anonymat et au mépris de l'Hymanité, que de colères lorsqu'arrivés sur le satellite de Jupiter, ils ont du faire face à une autre race, déjà présente sur les lieux, mais aussi que de joies lorsqu'ils sont su exploiter les autochtones pour produire l'oxygène nécessaire pour faire fonctionner leur ville, appelée Hybris Glace, que de bonheur accumulé puisuqu'ils ont quitté un monde voué à la destruction globale dans quelques décennies, que de plaisir de pouvoir oublier leur passé de malfrats, de tueurs, de violeurs, d'assassins pour tout recommencer à zéro dans un lieu sans loi, sans règle, où toute opinion est bonne à prendre.

Aujourd'hui, le thème du jour : faut-il ou non adresser nos voeux au Monde, comme les politiques ont pris l'habitude de le faire ?
Pleins d'arguments sont avancés. "Pourquoi ?" et "Pourquoi pas ?" sont les plus souvent utilisés pour faire pencher la balance dans un sens ou dans l'autre. Finalement, un choeur apparaît et se met à célébrer non pas la nouvelle année, mais la venue sur ce satellite de E.T et ses amis.
Alors que le débat continue tant bien que mal, quelqu'un fait remarquer l'inutilité de la démarche puisque le secret est l'une des conditions sine qua non du succès de l'opération. Par ailleurs, ajoutant au dépit ambiant, il rappelle que lorsqu'une année s'écoule sur ce satellite, plusieurs se sont passés sur Terre.
Lundi 2 Février 2009, dans le QG d'Hybris Glace, situé sur Montpellier, un message électronique nous parvient de nos colons : "Pas de Bonne année pour le Monde." Des jours ont été nécessaires pour que l'information arrive sur Terre. A l'avenir, il sera bienvenu d'améliorer le temps qui sépare nos transmissions.
Or, en attente de leur décision, nous nous étions refusés à vous souhaiter une bonne année. Maintenant, au vu de leur réponse, nous persistons à ne pas vous souhaiter un quelconque vœu.

Néanmoins, Bonne année à toutes, à condition toutefois que vous surviviez :
-aux roquettes palestiniennes
-aux bombes israéliennes
-aux réformes menés au pas de charge de notre président
-à la bataille rangée de l'opposition
-à la fermeture forcée de Guanetanamo
-à la mort de la planète
-à l'augmentation du pétrole
-au caractère exponentielle du chômage


PS : Très bientôt, sera téléchargeable le formulaire et le questionnaire à remplir, disponibles sur le blog pour fuir ce monde en voie d'extinction afin de suivre le chemin de la Fortune.

                                                                                  
                                    
                                                                                                                                                          Prométhée, fidèle suivant

Par Prométhée
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 19:17
                Des centaines de chars défilent, des milliers de fantassins paradent, deux rafales se percutent en plein air. Le public est en liesse, contraint par une armée de fanatiques. Quelle est belle la nouvelle République qui vient de naître. En effet, le Ministre de la Justice métaphysique, nommé par les dirigeants d'Hybris Glace, vient à l'instant d'apposer le Sceau Républicain à la Septième République, une ethnocratie de droit divin. Les députés, abasourdis, acclament leurs nouveaux chefs, pendant que les magistrats tentent désespérément de rendre toute cette révolution légale.
                 Sourions mes amis, vous vivez un moment historique ! Et nous sommes ceux qui vous permettront d'avancer, non pas vers des jours meilleurs (point d'utopistes parmi nous), mais vers une gloire certaine. Pour sceller ce nouveau pacte social entre les Français, il est d'usage de faire voter durant les premiers jours une série de réformes pour affermir le régime en place et montrer sa supériorité sur ses prédécesseurs.



                  A aucun moment, le nouveau gouvernement n'a donc voulu déroger à la règle.  Ainsi, quelques heures après cette entrée en fanfare dans l'Histoire, les députés ont adopté, armes sur la tempe, les mesures suivantes pour sauver ce qui peut encore l'être (les députés, les sénateurs, les riches) :


* Loi n°1 : Eu égard au stress provoqué par le changement de régime, et compte tenu de la remise à plat du fonctionnement politique de ce pays, le salaire des représentants nationaux (députés, sénateurs), sera indexé sur l'inflation zimbabwéienne, c'est-à-dire 200000% par an.

* Loi n°2 : Puisque le droit à une mort rapide et injuste est autorisé, sont légalisés les chiens tueurs d'enfant, la drogue massacreuse de neurones, le tabac assassin des poumons, l'euthanasie pour toute personne suicidaire et les duels.

*Loi n°3 : Par analogie, puisque les grands singes ont obtenu des droits fondamentaux, les bull-dogs et autres chiens des députés ont le droit de les suppléer à l'Assemblée Nationale. Leur est accordé un aboiement de cinq minutes.

*Loi n°4 : Puisque désormais la Justice appartient à l'opinion publique, ne sont plus nécessaires les juges d'instruction, les avocats, les notaires, les huissiers et toutes les personnes se revendiquant du droit.
Par Factotum Léonin
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 22:51

A votre banquier déprimé par la profondeur insoupçonnée de vos découverts, tendez ce numéro quatre qui, s'il ne le rassurera pas sur votre compte lui permettra de repenser son métier et de s'améliorer en s'interrogeant sur les raisons qui l'ont poussé dans les bras de la finance internationale.

 

Le tout c'est encore d'y croire. Car n'oubliez pas que chaque fois que quelqu'un de part le monde dit " Les fondamentaux de l'économie sont-ils réellement sains ? " c'est un banquier qui s'en va dans le dernier des paradis fiscaux.

 

Et si Hybris Glace continue de militer en faveur du système capitalistique sans que cela lui rapporte quoi que ce soit, c'est bien que ses rédacteurs sont les pires des idiots.

 

 

Numéro 4 : La misère est à la portée de toutes les bourses

Par Factotum Léonin - Publié dans : Numéro 4
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 18:14


Prié de sortir de l'anonymat et pressé de rencontrer le succès que nous méritons tant depuis des années, une après-midi fut bloquée pour effectuer notre marche triomphale vers l'Université de Paul Valéry avec plusieurs milliers de dizaines d'individus scandant notre nom.
Il est vrai que comme souvent, les désistements et les hésitations furent légions. Après avoir vaincu quelques réticences et résistances, nous partîmes trois, flanqués d'un drapeau sur lequel brillaient nos armoiries, couronnait d’un gant solitaire sans main, d’une centaine d’exemplaires du journal et de nombreuses cartes de visite basées sur le modèle de la campagne publicitaire novatrice que nous avions mis en place en novembre. Et par un prompt effort, à notre sortie du tramway, nous étions quatre. Débarrassé de notre encombrante dignité, étendard plus ou moins fièrement élevé suivant son porteur, de nombreuses personnes étudiaient avec un intérêt certain cet attroupement restreint qui se déplaçait par à coups, placardant des affiches dans tous les bâtiments, ne manquant pas une cafétéria bondée d'un public scrupuleux.
Il était donc temps de commencer à propager la bonne parole. Après une couardise unanime de la part de vos aimés journalistes, Mikhail Antiokov, héraut de notre journal, prit son courage à une main (l'autre destinée au drapeau) et distribua nos cartes. Admiratif devant son abnégation, transcendés par ce Caucase sans foi ni loi, nous le rejoignirent dans sa frénésie communicative. Résultat immédiat et mitigé : deux rires nerveux pour les réprimandes castratrices d’une harpie mal lunée venue nous expliquer qu’elle s’était sentie insultée par notre réclame.
Fort de ce succès, nous prîmes place à l'entrée principale de l'Université, aidé par l‘arrivée prévue d‘un contingent frais de notre arrière garde bretonne et de notre diagonale indigne néo-brejnévienne. Des millions selon nous, quelques dizaine selon la centaine de CRS dépêchés pour l'occasion. Quelques étudiants plus ou moins douteux, attirés par ce regroupement hétérogène s'approchent lentement de nous, fascinés et craintifs à la fois.

« Qu'est ce que c'est ? » Demanda une femme.
« Hybris Glace, journal d'avant-garde » Répondit l'un de nos adorateurs.
« Je peux en prendre un ? » Questionna-t-elle de son regard de femme.
« Bien entendu. » S'empressa de dire notre adorateur.
« Ça coûte combien ? » Voulut savoir un nouvel arrivant
« C'est gratuit. »
« C'est encore mieux. »
Finit-il par lâcher, avant de s'approprier un exemplaire.
Pour qui se prenait cet olibrius pour remettre en question l'un des piliers de notre journal : la gratuité, en échange d'un ton provocateur et méprisant à l'égard de tous ? Après ce bref instant, Noël de Montmorency arriva, exténué sur un vélo n’ayant jamais connu de première jeunesse.
Or, les membres de ce journal, ayant une haute valeur du principe des vases communicants, tirèrent à la courte paille pour désigner celui qui devrait abandonner ses confrères : Apha fut le plus malheureux de nous et s’en alla rejoindre son médecin pour savoir comment soigner son communisme primaire.
Noël avec nous, l'heure était venu d'apporter la Bonne Nouvelle aux nuées d’imbéciles.
Voici, décrites les différentes méthodes utilisées avec plus ou moins de réussite par nos collaborateurs :


Technique de Mikhail Antiokov :
Se jeter devant une fille, en plaçant le journal à trois centimètres de la tête de la victime. La laisser le récupérer et faire quelques pas. Avec un autre journal, la frapper sur la tête. Cri de surprise, effroi chez nous. En fait, c'était une connaissance à Mikhail. Ce fut une réussite.

Techniques de gwann :
Se présenter comme le journal de ceux qui n'ont pas trois jambes ou trois yeux. Ce fut un succès.
Offrir ce journal à toute personne n'ayant pas un vêtement vert. Ce fut un succès.
S'écrier que sa voisine lui a demandé de lui donner ça (le journal). Echec
Apater le client avec un "Sauvez moi de ces fous qui me forcent à distribuer ce journal". Echec aussi
Leur promettre tout et n'importe quoi "Hybris-Glace guérit du SIDA et du choléra", succès mitigé


Technique de Noël :
Discuter avec une amie sans distribuer le journal. Ce fut un échec.
Harceler des connaissances l‘heure durant. Si la mayonnaise prit avec elle, cela reste un échec.
Les dégouter du journal avant même qu'ils aient pu le lire. Ce fut un succès
Toutefois, comme il l'affirme haut et clair, il est arrivé à le donner à un professeur visiblement fort intéressé



Technique de Prométhée :
Aucune.

Technique du Factotum :
Lire la Bible et attendre les âmes désœuvrées. Ce fut un échec.
Supplier les gens. Ce fut un succès
Annoncer qu’il y a à l’intérieur du journal un mode d’emploi pour télécommandes universelles.
Donner le journal à quelqu’un en précisant que c’est la version pour enfants.


Technique d’Anicroche :
Expliquer aux gens comment ce journal va sauver l’univers.
Faire aux victimes des grands sourires de plombier de film érotique.



Bilan :
Privilégier la gente féminine, beaucoup plus réceptive car nettement plus curieuse
Ne pas indiquer aux étudiants de Paul Valéry qu'on vient de la faculté de Droit.

A part cinq exemplaires retrouvés dans des endroits peu reluisants, ce fut un franc succès. Prends garde à toi l'Université de Montpellier 2. Il semblerait que Mikhail ait les yeux posés sur toi dès demain

Par Prométhée - Publié dans : In memoriam
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus